Écrire sur WhatsApp

Réponses générées par une IA (Mistral) à partir des pages du site. N’indiquez pas d’informations personnelles. Confidentialité

Assistant

Réserver un appel

Réponses générées par une IA (Mistral) à partir des pages du site. N’indiquez pas d’informations personnelles. Confidentialité

Guides 8 min de lecturePublié le

Changer de plateforme e‑commerce : quand et comment partir

Commission, catalogue plafonné, design figé : les signes qu'une plateforme vous bride, ce qu'il faut récupérer avant de partir, et comment migrer.

Sommaire8 parties
  1. Ce qu'on appelle une plateforme fermée
  2. Les signaux qui doivent alerter
  3. Avant de partir : ce qu'il faut récupérer
  4. Choisir la destination
  5. Migrer sans rien perdre
  6. Le cas Candle'lice
  7. Questions fréquentes
  8. Pour aller plus loin

Beaucoup de marques ont lancé leur boutique sur une plateforme clé en main, choisie pour sa simplicité. Quelques années plus tard, la même plateforme prélève une part de chaque vente, plafonne le catalogue et impose un design que personne n'a choisi. Ce guide aide à reconnaître le moment de partir, à récupérer ce qui vous appartient et à préparer une migration qui ne coûte ni clientes ni positions sur Google.

L'essentiel

  • Une plateforme devient un frein quand elle prend une commission sur vos ventes, limite votre catalogue, fige votre design ou vous empêche de régler votre référencement.

  • Avant de partir, récupérez le catalogue, les clientes et leurs consentements, l'historique des commandes, la liste de toutes vos adresses et le contrôle de votre nom de domaine.

  • Le RGPD impose au prestataire qui traite vos données clients de les supprimer ou de vous les renvoyer, à votre choix, à la fin du contrat.

  • Le règlement européen sur les données supprime les frais de changement de fournisseur pour les services qu'il couvre à partir du 12 janvier 2027.

  • Une migration réussie se joue sur les redirections, les tests de commande et le suivi des premières semaines.

Résumer avec ChatGPT Claude Perplexity

Ce qu'on appelle une plateforme fermée

Toutes les plateformes e-commerce hébergées ont un point commun : vous ne louez pas un serveur, vous louez un service. Shopify en fait partie. Ce qui distingue une plateforme fermée n'est donc pas l'hébergement, c'est le degré de contrôle qu'elle vous laisse :

  • sur le code : pouvez-vous modifier les gabarits, ou seulement choisir parmi des modèles ?

  • sur les données : pouvez-vous exporter catalogue, clientes et commandes dans un format standard, à tout moment ?

  • sur le référencement : maîtrisez-vous les titres, les descriptions, les adresses des pages et les redirections ?

  • sur l'écosystème : pouvez-vous brancher les outils de votre choix, ou seulement ceux de la plateforme ?

À titre d'exemple, Wix indique dans son aide qu'un site Wix ne peut pas être hébergé ailleurs, son architecture reposant sur sa technologie propriétaire, tout en précisant que le contenu créé appartient à son auteur. C'est une contrainte assumée, pas un défaut caché. Le problème commence quand on la découvre au moment de vouloir partir.

Une caisse en bois blanc ouverte, garnie d'objets emballés dans du papier de soie, un petit vase bleu découvert.

Les signaux qui doivent alerter

Une commission sur chaque vente

Distinguez deux types de frais. Les frais de paiement rémunèrent le prestataire qui encaisse la carte : vous les paierez partout. La commission de plateforme, elle, est un pourcentage prélevé sur votre chiffre d'affaires en plus de l'abonnement. Plus vous vendez, plus elle coûte, et elle ne finance rien de plus. Soyez précis dans la comparaison : Shopify, par exemple, applique des frais de transaction quand on utilise un prestataire de paiement tiers plutôt que Shopify Payments.

Un catalogue plafonné

Certaines offres limitent le nombre de produits, de variantes ou de photos. Ce plafond n'est pas gênant au lancement. Il le devient quand chaque nouvelle collection oblige à retirer d'anciens produits, ou à passer à une offre supérieure pour une raison qui n'a rien à voir avec vos besoins.

Un design figé

Des modèles qu'on ne peut que recolorer, des fiches produits toutes identiques, aucune possibilité de créer une page de lancement : la boutique finit par ressembler à toutes celles de la plateforme. Pour une marque dont l'univers fait vendre, c'est un coût réel, même s'il n'apparaît sur aucune facture.

Un référencement bridé

Sans contrôle sur les balises de titre, les adresses des pages, les redirections, le plan du site et les données structurées, le travail de référencement plafonne vite. Un site lent aggrave le problème. Vérifiez ce que la plateforme permet réellement, page par page.

Des données difficiles à sortir

Faites le test aujourd'hui, sans attendre de vouloir partir : exportez le catalogue complet, la liste des clientes et l'historique des commandes. Si l'export est partiel, mal structuré ou payant, vous savez à quoi vous attendre le jour du départ.

Signal

Question à poser

Où vérifier

Commission

Quel pourcentage est prélevé sur chaque vente, en plus de l'abonnement et des frais de paiement ?

Conditions tarifaires, relevés mensuels

Catalogue plafonné

Combien de produits, de variantes, de photos l'offre permet-elle ?

Fiche de l'offre, conditions générales

Design figé

Peut-on modifier le code des gabarits ou seulement choisir un modèle ?

Back-office, documentation

Référencement

Peut-on régler titres, adresses, redirections, plan du site ?

Back-office, test d'une page

Données

Les exports sont-ils complets, en CSV, gratuits ?

Test d'export réel

Contrat

Quel préavis, quelle clause de réversibilité ?

Contrat et conditions générales

Avant de partir : ce qu'il faut récupérer

Le catalogue

Exportez tous les produits avec leurs variantes, prix, références, codes-barres, poids, descriptions, champs de référencement et photos en pleine résolution. Les exports d'images sont souvent les plus pauvres : vérifiez que vous disposez des fichiers originaux et pas seulement de vignettes.

Les clientes, leurs consentements et les commandes

La liste des clientes vaut souvent plus que le catalogue. Exportez-la avec les adresses, l'historique des commandes et, point souvent oublié, le statut de consentement à la prospection par e-mail : sans lui, vous ne pourrez pas écrire légalement aux personnes inscrites à votre newsletter.

Le RGPD vous protège sur ce point. La plateforme traite ces données pour votre compte, en tant que sous-traitant. L'article 28 du règlement lui impose, selon votre choix, de supprimer toutes les données personnelles ou de vous les renvoyer au terme de la prestation, et de détruire les copies existantes. Demandez la restitution par écrit, avant la résiliation.

Les mots de passe des comptes clients, eux, ne se transfèrent pas d'une plateforme à l'autre. Sur Shopify, les comptes clients peuvent fonctionner sans mot de passe, avec un code à usage unique envoyé par e-mail, ce qui évite de demander à chaque cliente d'en recréer un.

Toutes les adresses de vos pages

Chaque page qui reçoit des visites ou des liens doit avoir une redirection vers son équivalent sur la nouvelle boutique. Dressez la liste complète : produits, collections, pages, articles, images indexées. Croisez l'exploration du site avec les pages qui reçoivent des clics dans la Search Console, pour ne rien oublier de ce qui rapporte du trafic.

Le nom de domaine

Vérifiez à quel nom il est enregistré et auprès de quel bureau d'enregistrement. Un domaine réservé par la plateforme ou par un ancien prestataire, à son nom, est le piège le plus coûteux d'une migration. L'administration rappelle que le nom de domaine se réserve auprès d'un bureau d'enregistrement : assurez-vous que c'est bien votre entreprise qui en est titulaire.

Le reste, qu'on oublie toujours

Les avis clients et leurs photos, les codes promo actifs, les cartes cadeaux en circulation, les abonnements en cours, les contenus éditoriaux, les règles de livraison, les modèles d'e-mails. Chacun demande une décision : migrer, recréer ou abandonner, et prévenir les clientes concernées.

Le contrat

Relisez le préavis, la date de reconduction et la clause de réversibilité. Le règlement européen sur les données, applicable depuis le 12 septembre 2025, impose aux fournisseurs de services de traitement de données de lever les obstacles au changement de fournisseur. La Commission précise qu'il supprime entièrement les frais de changement, y compris ceux de sortie des données, à partir du 12 janvier 2027, des frais liés au changement restant possibles d'ici là. Savoir si votre plateforme entre dans le champ de ces règles relève d'une analyse juridique : posez la question à un avocat avant de négocier.

Choisir la destination

Une migration est l'occasion de ne pas reproduire le même problème. Évaluez la nouvelle plateforme sur les critères qui vous ont fait partir :

  • le modèle de frais : abonnement, commission éventuelle, frais de paiement, coût des apps nécessaires ;

  • les limites de catalogue : produits, variantes, options ;

  • la liberté de design : accès au code du thème, possibilité de développer un thème propre à la marque ;

  • le contrôle du référencement : titres, adresses, redirections, données structurées ;

  • la sortie : formats d'export, API, facilité à repartir un jour.

Shopify répond bien à ces critères pour une marque qui veut posséder sa boutique : code du thème modifiable, exports en CSV, API, catalogue large. Nos comparatifs détaillent les alternatives, par exemple Shopify face à Etsy pour les marques qui vendent sur une place de marché, ou Shopify face à Wix.

Migrer sans rien perdre

1. Cartographier

Faites correspondre chaque type de donnée de l'ancienne plateforme à son équivalent sur la nouvelle : catégories en collections, attributs en options ou en champs personnalisés, pages, articles. C'est l'étape qui révèle les incompatibilités, avant qu'elles ne coûtent cher.

2. Importer

Shopify propose une app officielle de migration, Store Migration, qui importe produits et clientes depuis certaines plateformes ou depuis des fichiers CSV. Pour les plateformes qu'elle ne prend pas en charge, l'import se fait par fichiers CSV préparés, ou par des outils tiers. Prévoyez une passe de vérification manuelle : les exports d'une plateforme à l'autre n'ont jamais exactement les mêmes champs.

3. Rediriger

Créez une redirection permanente pour chaque ancienne adresse. Shopify permet d'importer les redirections en CSV. Une limite à connaître : une adresse qui existe encore sur la boutique ne peut pas être redirigée. Notre guide pour migrer vers Shopify sans perdre son référencement détaille la méthode et les contrôles.

4. Tester comme une cliente

Passez des commandes réelles avec chaque moyen de paiement, chaque mode de livraison, un code promo, une carte cadeau. Vérifiez les e-mails reçus, la facture, le remboursement. Testez sur téléphone, là où se font la plupart des achats.

5. Basculer, puis surveiller

Choisissez une période calme pour votre activité. Après la bascule du domaine, suivez chaque jour les erreurs 404 et l'indexation dans la Search Console, les ventes et les messages des clientes. Les premières semaines disent si la migration a tenu.

Le cas Candle'lice

Candle'lice crée des bougies atypiques coulées à la main en France. Sa boutique était hébergée sur une plateforme clé en main qui cumulait la plupart des signaux décrits plus haut : catalogue plafonné à 200 produits, commission de 3 % sur chaque vente, design figé et référencement quasi inexistant. Le site était lent et ne reflétait pas l'identité de la marque.

Nous avons migré tout le catalogue vers Shopify, refondu la boutique à l'image de l'univers Candle'lice, ajouté un panier latéral, enrichi les fiches produits sur la fabrication artisanale et traité le référencement technique. La marque a réalisé ses meilleures ventes dès le lancement, avec une vitesse de chargement nettement améliorée. L'étude complète détaille la démarche.

Questions fréquentes

Vais-je perdre mon référencement en changeant de plateforme ?

Pas si chaque ancienne adresse redirige de façon permanente vers son équivalent, et si les contenus qui rapportaient du trafic sont repris. Une baisse temporaire est fréquente pendant que Google réexplore le site. Les pertes durables viennent presque toujours de redirections oubliées ou de pages supprimées sans remplacement.

Puis-je garder mon nom de domaine ?

Oui, à condition d'en être le titulaire. Vérifiez à quel nom il est enregistré et auprès de quel bureau d'enregistrement, puis faites pointer le domaine vers la nouvelle plateforme le jour de la bascule. S'il a été réservé au nom de la plateforme ou d'un prestataire, faites-le transférer à votre nom avant toute autre démarche.

Mes clientes devront-elles recréer leur compte ?

Les mots de passe ne se transfèrent pas d'une plateforme à l'autre, mais les comptes, les adresses et l'historique peuvent être importés. Sur Shopify, les comptes clients peuvent fonctionner sans mot de passe, avec un code envoyé par e-mail à chaque connexion. Les clientes se reconnectent alors simplement avec leur adresse e-mail.

La plateforme peut-elle refuser de me rendre mes données ?

Pour les données personnelles de vos clientes, non : le RGPD impose au sous-traitant de les supprimer ou de les renvoyer au responsable du traitement, à son choix, à la fin de la prestation. Pour les autres données, tout dépend du contrat et, pour les services concernés, du règlement européen sur les données. Faites la demande par écrit et conservez les échanges.

Quel est le bon moment pour changer de plateforme ?

Quand les frais, les limites ou le design vous coûtent plus que l'effort de migration, et de préférence en dehors de votre haute saison. Une migration se prépare : inventaire, export, cartographie, tests. Lancez-la avant que la plateforme ne devienne un obstacle à une collection ou à une campagne importante.

Pour aller plus loin

Changer de plateforme est un projet à part entière, qui touche au catalogue, aux clientes, au référencement et au design. C'est ce que couvre notre accompagnement pour la migration vers Shopify, de l'inventaire à la bascule. Pour faire le point sur votre situation, écrivez-nous.

Écrit par

Ylan ColsonFondateur de Lyvora

Ylan Colson a fondé Lyvora à Paris en 2024. Le studio conçoit et développe des sites vitrines et e‑commerce sur‑mesure, sur Shopify et sur Webcosa.

Le studioInstagram

Partager