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Cahier des charges e-commerce : ce qu’il doit contenir

Le document qui cadre un projet de boutique en ligne : objectifs, état des lieux, catalogue, fonctions attendues, contenus, recette et propriété des accès.

Ylan Colson 18 min de lecture

« On voudrait refaire notre boutique. » C’est souvent tout ce qui est écrit avant de consulter trois agences. Résultat : trois propositions qui décrivent trois projets différents, impossibles à comparer, et un choix qui se fait au feeling ou au prix affiché — c’est-à-dire au hasard.

Un cahier des charges e-commerce n’est pas un document de quarante pages avec des spécifications techniques. C’est un écrit qui tranche une douzaine de questions, et dont la vraie valeur est ailleurs que dans la consultation : il oblige à régler en interne des désaccords qui, sinon, sortiront pendant le projet, au moment où chaque changement d’avis coûte le plus cher.

Ce guide décrit ce que ce document doit contenir, section par section, pour un projet de boutique en ligne — création comme refonte. Il ne décrit pas ce qui se passera ensuite : le déroulé du projet, les livrables et le calendrier sont traités dans projet Shopify en agence.

À quoi sert vraiment ce document

Trois usages, dans cet ordre d’importance.

Rendre les devis comparables. Sans périmètre écrit, une agence propose le maximum et une autre le minimum, et tu écartes peut-être la meilleure pour un mauvais motif. Avec un périmètre commun, les écarts deviennent lisibles et négociables — c’est la logique développée dans comment lire et comparer un devis.

Faire remonter les désaccords internes maintenant. Le moment où l’on écrit « une seule personne valide les maquettes » est le moment où l’on découvre que trois personnes pensaient valider. C’est inconfortable et c’est exactement l’intérêt : ce désaccord coûte une réunion aujourd’hui, et trois semaines de projet plus tard.

Servir de base à la recette. Ce que tu as écrit comme attendu devient ce que tu vérifies avant d’accepter la mise en ligne. Un projet sans critères écrits est un projet qu’on ne peut ni refuser ni accepter, seulement subir.

Ce n’est pas un document contractuel en soi : c’est le devis qui engage. Mais un devis qui reprend explicitement ton périmètre vaut beaucoup mieux qu’un devis qui l’ignore.

Ce qu’il doit trancher, et ce qu’il ne doit pas

L’erreur la plus fréquente n’est pas d’en écrire trop peu, c’est d’écrire les mauvaises choses.

Les objectifs qui veulent dire quelque chose

« Refaire la boutique » n’est pas un objectif, c’est une action. « Moderniser l’image » non plus : personne ne saura dire si c’est atteint.

Un objectif utile décrit un état de départ et un état d’arrivée, sur quelque chose que tu mesures déjà : passer d’un tunnel qui perd la moitié de ses paniers sur mobile à un tunnel comparable sur les deux supports, pouvoir ajouter une référence sans passer par un prestataire, vendre dans un deuxième pays avant telle saison, arrêter de payer une application dont la fonction devrait être native.

Trois objectifs maximum. Un projet qui en porte douze n’en atteint aucun, parce qu’aucun arbitrage ne peut plus être tranché.

Les faux motifs qui produisent de mauvais projets

« Le design date. » L’esthétique compte, mais un design daté qui vend vaut mieux qu’un design contemporain qui ne vend pas. Si la boutique produit des commandes, mesure avant de tout jeter.

« Un concurrent a refait la sienne. » Ce n’est pas un diagnostic, c’est une réaction.

« On n’est pas assez visibles sur Google. » Une refonte ne crée pas de contenu et ne fabrique pas de liens. Dans la plupart des cas, la visibilité se gagne en construisant les collections et le contenu de la boutique existante, pas en la reconstruisant — le sujet est traité dans notre guide du SEO des pages collection.

« Le site est lent. » Presque toujours un problème d’images, d’applications empilées ou de scripts tiers. Ces causes se traitent sans refonte.

Le test décisif avant d’écrire quoi que ce soit : es-tu capable de nommer les trois problèmes que le projet doit résoudre ? Si oui, le cahier des charges s’écrit tout seul. Si tu ne peux pas les nommer, un nouveau site ne les résoudra pas non plus — il produira une boutique différente avec des problèmes différents. Les signaux qui justifient réellement une refonte sont détaillés dans quand et pourquoi refondre.

Ce que tu ne dois pas spécifier

Ne prescris pas la solution technique à la place de l’agence. Écrire « il nous faut telle application » ou « ce doit être développé sur mesure » avant même le cadrage, c’est acheter une réponse avant d’avoir posé la question — et c’est le meilleur moyen de payer un développement pour un besoin qu’une fonction native couvrait.

Écris le besoin : « nos clients professionnels doivent voir leurs propres tarifs ». L’agence propose le comment, et tu compares les réponses.

1. Le contexte et les objectifs

Une demi-page. Ce que tu vends, à qui, sur quel territoire, avec quel volume de commandes, et où tu en es aujourd’hui : première boutique, remplacement d’une boutique existante, ajout de la vente en ligne à une activité physique.

Puis les trois objectifs mesurables. Puis, en une ligne, ce qui n’est pas dans le projet : c’est souvent la phrase la plus utile du document.

2. L’état des lieux

C’est l’étape que presque tous les projets sautent, et c’est celle qui protège le mieux. Si tu pars de zéro, elle se réduit à quelques lignes ; si tu as déjà une boutique, elle est indispensable.

Tes chiffres de départ. Chiffre d’affaires mensuel, panier moyen, taux de conversion, nombre de commandes, part du mobile. Sans ces repères, le projet sera déclaré réussi quoi qu’il arrive — y compris si les ventes ont baissé.

Tes pages qui travaillent. Quelles collections et quelles fiches reçoivent du trafic, lesquelles reçoivent des liens externes, lesquelles génèrent des commandes. Ces trois listes ne se recouvrent pas, et elles déterminent ce qu’il faut absolument préserver.

Ton inventaire d’adresses. L’export des URL actuelles est la matière première du plan de redirections. Sans lui, la refonte fera perdre en une nuit des positions construites sur des années. La méthode complète est dans migrer sans perdre son SEO.

Ce qui marche déjà. Une collection qui porte un tiers de tes ventes mérite d’être reprise avec soin, pas supprimée parce qu’elle ne rentre pas dans la nouvelle maquette. C’est une erreur fréquente et parfaitement évitable.

Ce que disent tes clients. Trois appels à des acheteurs récents pour leur demander ce qu’ils ont cherché et ce qu’ils n’ont pas trouvé valent plus que trois semaines d’atelier interne.

3. Le catalogue

C’est la section que les cahiers des charges bâclent, et c’est celle qui fait dérailler les projets. Une agence ne peut pas chiffrer sérieusement sans elle.

  • Le nombre de références, aujourd’hui et à un an
  • Les variantes : quelles dimensions (taille, couleur, matière, contenance), et combien de combinaisons au maximum
  • Les attributs qui doivent être filtrables ou affichables, au-delà des variantes
  • Où vivent les données aujourd’hui : une boutique existante, un tableur, un logiciel de gestion, rien du tout
  • L’état de ces données : références en double, prix hors taxes mélangés à des prix TTC, descriptions reprises du fournisseur, stocks fiables ou non
  • Les photos : combien de références sont photographiées, dans quelle qualité, avec quelle cohérence
  • La fréquence de mise à jour : catalogue stable, saisonnier, ou renouvelé en continu
  • Qui met à jour le catalogue au quotidien, et avec quel niveau d’aisance technique

Un catalogue mal décrit produit un devis faux dans les deux sens : trop cher parce que l’agence se protège, ou trop bas puis révisé en cours de route, ce qui est pire.

4. Le périmètre fonctionnel : indispensable, souhaitable, plus tard

Liste tes besoins et range-les en trois piles. Cette classification est la partie la plus utile du document, parce qu’elle donne à l’agence de quoi arbitrer avec toi au lieu de tout chiffrer au maximum.

Indispensable au lancement : ce sans quoi tu ne peux pas encaisser. Souhaitable : ce que tu veux, mais qui peut attendre une deuxième vague. Plus tard : ce à quoi tu penses sans savoir si cela servira. Cette pile est toujours plus grande qu’on ne le croit, et c’est là que se trouve l’économie la plus facile.

Les sujets à passer en revue :

  • Paiement : moyens acceptés, paiement en plusieurs fois, devises
  • Livraison : transporteurs, zones, grilles tarifaires, seuil de franchise de port, retrait en magasin
  • Taxes : régimes applicables, vente à des professionnels, ventes à l’étranger
  • Retours et remboursements : le processus autant que le document — voir politique de retour
  • Comptes clients, historique de commandes, listes d’envies, fidélité
  • Ventes aux professionnels : tarifs par groupe, commande sur devis, minimum de commande, comme détaillé dans Shopify B2B
  • International : langues, devises, marchés distincts, voir Shopify Markets
  • Abonnements, ventes par lot, produits configurables ou personnalisés
  • Connexions : logiciel de gestion, comptabilité, transporteur, outil d’e-mailing, place de marché
  • Avis produits, notes, contenus générés par les clients

Pour chaque ligne, écris le besoin métier, pas l’outil. Et précise ce qui est non négociable : c’est cette mention qui évite de recevoir une proposition élégante mais inutilisable.

5. Le contenu : qui écrit quoi

Cette question doit être tranchée par écrit, et c’est la première cause de retard des projets e-commerce.

Précise, pour chaque type de contenu : qui produit, dans quel délai, et qui valide.

  • Fiches produits : rédaction complète par l’agence, rédaction par toi à partir d’un modèle, ou répartition — les meilleures ventes rédigées professionnellement, le reste en interne
  • Textes de collections : le contenu qui fait la différence en référencement, et celui qu’on oublie systématiquement
  • Photos : existantes et exploitables, à reprendre, ou à produire — et si oui, par qui et pour quand
  • Pages de réassurance : à propos, livraison, retours, contact, questions fréquentes
  • Pages légales : conditions générales de vente, mentions, politique de confidentialité, qui engagent juridiquement dès qu’il y a vente en ligne

Si la question n’est pas tranchée au démarrage, la boutique sortira avec les descriptions du fournisseur recopiées — ce qui annule une grande partie de l’intérêt du projet, parce que ces textes ne vendent pas et ne se référencent pas.

6. Le design et la marque

Une demi-page suffit, et elle vaut mieux qu’un long développement sur les couleurs.

Indique ce qui existe : logo dans un format exploitable, charte graphique, polices sous licence, univers photographique. Indique ce qui est figé et ce qui peut évoluer.

Ajoute trois à cinq boutiques que tu trouves réussies, avec la raison précise — la mise en page, le ton, la clarté de l’offre — et deux ou trois que tu trouves ratées, ce qui est souvent plus instructif. Sans la raison, ces références ne servent à rien : le designer ne sait pas ce que tu regardes.

Enfin, écris ce que tu ne veux pas. C’est plus rapide à formuler et cela évite plusieurs tours de maquettes.

7. Les contraintes de calendrier

Trois informations, et elles pèsent lourd sur le chiffrage.

L’échéance, et sa raison. Une date liée à un salon, à une collection ou à une campagne est une contrainte réelle. « Le plus tôt possible » n’en est pas une, et fait souvent monter les propositions inutilement.

Ta période commerciale chargée. Ne fais jamais coïncider une mise en ligne avec elle. C’est le conseil le plus simple de tout cet article et l’un des plus souvent ignorés.

Ta disponibilité. Le facteur limitant d’un projet e-commerce n’est jamais la technique : c’est la production des contenus, la livraison des photos et le nombre de personnes qui doivent valider. Une validation à trois décideurs allonge chaque étape ; un projet à un seul décideur avance deux fois plus vite qu’un projet identique à trois. Écris qui décide, nommément.

8. Le budget : l’annoncer, et sous quelle forme

Oui, il faut annoncer une fourchette. C’est contre-intuitif et pourtant : sans repère budgétaire, un prestataire propose soit le périmètre maximal — et tu écartes une bonne offre pour un mauvais motif —, soit le périmètre minimal.

Deux précisions à ajouter. D’abord, ce que couvre l’enveloppe : création seule, ou création plus une période d’accompagnement. Ensuite, ce que tu as prévu pour l’exploitation — abonnement, applications, maintenance, acquisition — parce qu’un projet qui consomme la totalité du budget avant la mise en ligne lance une boutique sans un seul visiteur. La logique de répartition est développée dans budget d’un projet e-commerce, et les postes récurrents dans frais Shopify.

9. Les critères de recette

C’est la section qui transforme le document en outil de contrôle. Écris ce qui devra fonctionner pour que tu acceptes la mise en ligne.

  • Une commande réelle passe de bout en bout, sur mobile et sur ordinateur, avec un vrai moyen de paiement
  • Un remboursement réel fonctionne
  • Les e-mails transactionnels partent, arrivent, et portent ton habillage
  • Les frais de port et les taxes sont exacts sur chaque zone que tu vends
  • Le comportement des ruptures de stock est conforme
  • Les pages légales sont en place et le bandeau de consentement fonctionne
  • La mesure d’audience remonte les achats avant la mise en ligne
  • Le plan de redirections est appliqué et vérifié, si tu migres
  • Quelqu’un chez toi a ajouté un produit et traité une commande, seul

Cette liste tient en dix lignes et vaut mieux que dix pages de spécifications. Elle définit « terminé », ce qu’aucun projet ne fait spontanément.

10. Ce qui doit t’appartenir à la fin

Une section courte et non négociable, à écrire avant de signer plutôt qu’à découvrir après.

Le nom de domaine doit être enregistré à ton nom, avec ton adresse comme contact administratif. Le compte de la plateforme, les comptes de mesure d’audience, les comptes transporteurs et les accès aux outils tiers doivent être ouverts à ton nom, l’agence y étant invitée. Les fichiers sources du design et l’export du catalogue doivent t’être restitués à la livraison.

C’est le point de contrôle le plus important de toute la relation : tant que tu détiens le domaine et les accès, tu peux partir. Beaucoup d’entreprises découvrent au pire moment que leur domaine appartient à un ancien prestataire injoignable.

Les oublis qui coûtent le plus cher

Six manques reviennent dans presque tous les cahiers des charges incomplets.

Le plan de redirections. L’oubli numéro un, et le seul vraiment irréversible à court terme. Chaque ancienne adresse qui recevait du trafic ou des liens doit pointer vers son équivalent le plus proche. Rediriger tout vers la page d’accueil est presque aussi mauvais que ne rien rediriger. Si la ligne ne figure pas dans un devis de refonte, elle n’a pas été prévue — et son absence est le meilleur révélateur du sérieux d’une proposition.

La reprise des données. Catalogue, variantes, historique client, commandes, avis produits accumulés. C’est le poste le plus souvent absent des devis de migration et celui qui provoque le plus de dépassements.

Personne pour les contenus. Le client pense que c’est inclus, l’agence pense que le client fournira.

Aucun repère de départ. Sans indicateurs relevés avant, le projet sera déclaré réussi quoi qu’il arrive.

Tout changer en même temps. Nouvelle plateforme, nouveau design, nouvelle arborescence, nouveau domaine. Si les ventes chutent, aucun moyen de savoir laquelle des quatre décisions en est la cause. Étale ce qui peut l’être, et ne change de domaine que si c’est indispensable.

Refaire sans traiter la cause. Une boutique qui ne convertissait pas parce que l’offre n’était pas claire ne convertira pas mieux en version moderne. Le problème est en amont du site, dans la formulation de ce que tu vends et pour qui.

Le format : une dizaine de pages, pas quarante

Un document formel n’est pas indispensable ; un écrit qui tranche l’est. Dans les faits, tout ce qui précède tient en huit à quinze pages, tableaux compris — et un projet simple tient en trois.

Ce qui alourdit inutilement un cahier des charges : les spécifications techniques rédigées par quelqu’un qui n’intégrera pas, les maquettes dessinées avant le cadrage, les listes de fonctionnalités recopiées d’un modèle générique, et les longs développements sur l’histoire de l’entreprise. Rien de tout cela n’aide à chiffrer.

Ce qui le rend utile : des chiffres de départ, un catalogue décrit honnêtement, un périmètre trié en trois piles, un décideur nommé, une fourchette de budget et des critères de recette. Envoie ce document à trois agences et tu recevras trois propositions comparables — c’est tout ce qu’on lui demande. Les critères pour choisir ensuite sont dans comment choisir son agence.

Questions fréquentes sur le cahier des charges e-commerce

Faut-il un cahier des charges pour consulter une agence ?

Un document formel n’est pas indispensable, mais un écrit qui tranche l’essentiel l’est : objectifs mesurables, état des lieux, description du catalogue, périmètre fonctionnel trié par priorité, responsabilité des contenus, décideur nommé et fourchette de budget. Sans lui, tu reçois des propositions qui ne se comparent pas. Avec lui, les écarts entre devis deviennent lisibles et négociables.

Quelle longueur doit faire un cahier des charges e-commerce ?

Huit à quinze pages pour un projet courant, tableaux compris ; trois pages pour un projet simple. Ce qui compte n’est pas le volume mais le nombre de décisions tranchées. Un document de quarante pages rempli de spécifications techniques rédigées par quelqu’un qui n’intégrera pas est moins utile qu’une page qui nomme le décideur, décrit le catalogue et donne une fourchette de budget.

Faut-il indiquer son budget dans le cahier des charges ?

Oui, sous forme de fourchette. Sans repère, un prestataire propose soit le périmètre maximal — et tu écartes une bonne offre pour un mauvais motif —, soit le périmètre minimal. Précise aussi ce que l’enveloppe couvre (création seule ou avec accompagnement) et ce que tu as prévu pour l’exploitation : abonnement, applications, maintenance et acquisition ne se financent pas avec les restes.

Que doit-on décrire du catalogue ?

Le nombre de références aujourd’hui et à un an, les dimensions de variantes et le nombre de combinaisons, les attributs filtrables, l’endroit où vivent les données actuelles et leur état réel, la proportion de produits photographiés, la fréquence de mise à jour et qui s’en occupe. Un catalogue mal décrit produit un devis faux dans les deux sens, et c’est la première cause de révision de prix en cours de projet.

Faut-il spécifier la solution technique ?

Non. Écris le besoin métier — « nos clients professionnels doivent voir leurs propres tarifs » — et laisse l’agence proposer le comment. Prescrire une application ou un développement sur mesure avant le cadrage revient à acheter une réponse avant d’avoir posé la question, et c’est le meilleur moyen de payer du spécifique pour un besoin qu’une fonction native couvrait.

Comment trier les fonctionnalités demandées ?

En trois piles : indispensable au lancement, souhaitable dans un second temps, et plus tard. Cette classification donne à l’agence de quoi arbitrer avec toi plutôt que de tout chiffrer au maximum. La troisième pile est toujours plus grande qu’on ne le croit, et c’est là que se trouve l’économie la plus facile sur un devis.

Qu’est-ce qu’un critère de recette, et pourquoi l’écrire à l’avance ?

C’est ce qui devra fonctionner pour que tu acceptes la mise en ligne : commande réelle de bout en bout, remboursement réel, e-mails transactionnels, frais de port et taxes exacts par zone, comportement des ruptures, pages légales, mesure d’audience active, redirections appliquées. Écrits en amont, ces critères définissent « terminé ». Sans eux, un projet ne peut être ni refusé ni accepté, seulement subi.

Le cahier des charges a-t-il une valeur contractuelle ?

Pas en soi : c’est le devis qui engage. Mais un devis qui reprend explicitement ton périmètre vaut beaucoup mieux qu’un devis qui l’ignore, et c’est un bon signal de lecture. Demande à ce que le document soit annexé à la proposition, et vérifie que les points marqués non négociables y figurent tels quels.

Que faut-il écrire si la boutique existe déjà ?

Tout l’état des lieux : chiffre d’affaires, panier moyen, taux de conversion, part du mobile, collections et fiches qui reçoivent du trafic ou des liens, et l’export complet des adresses actuelles. Ce dernier point est la matière première du plan de redirections, sans lequel une refonte fait perdre en une nuit des positions construites sur des années.

Qui doit rédiger ce document ?

La personne qui décidera, pas un intermédiaire. Le cahier des charges sert autant à trancher en interne qu’à consulter à l’extérieur : le moment où l’on écrit « une seule personne valide les maquettes » est celui où l’on découvre que trois personnes pensaient valider. Une agence peut t’aider à le cadrer, mais elle ne peut pas décider à ta place ce que le projet doit produire.

Un projet cadré avant d’être chiffré

Un bon cahier des charges commence par un diagnostic, pas par une liste de fonctionnalités. Si tu peux nommer les trois problèmes à résoudre, décrire ton catalogue honnêtement et dire qui décide, le projet a de bonnes chances de réussir. Sinon, il produira une boutique plus récente, et c’est tout.

Si tu veux confronter ton cadrage à un regard extérieur avant de consulter, écris-nous — et vois notre approche sur la page création de boutique Shopify ou refonte Shopify.

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